OSEZ UN MODE DE VIE MINIMALISTE GRÂCE À 5 LIVRES INSPIRANTS

livre ouvert sur une table avec une tasse de café posée à côté

Ces dernières années, vous n’avez pas pu passer à côté : le minimalisme est partout. Si vous pensez à un simple effet de mode matériel, esthétique (bien qu’il est aussi un courant reconnaissable par un style neutre et des lignes épurées), le minimalisme est avant tout une philosophie de vie née pour durer. Loin de s’acheter ou se posséder, cet art de vivre se soucie de votre bien-être, du juste équilibre dans tout. Il s’adapte à votre personne, libère l’espace, allège votre emploi du temps, vous fait faire des économies, prend soin de l’environnement, et plus que jamais vous invite à revenir au centre de votre vie.

Nous avons sélectionné 5 livres incontournables dans lesquels chaque auteur vous transporte à travers son expérience. Vous entendrez parler de précurseurs et d’adeptes bienveillants, conquis par une manière de vivre sincère et authentique. Loin de la consommation à outrance que nous connaissons. Proches de l’humanité et de la nature dont elle fait partie. Et si, comme eux, vous osiez l’aventure d’un mode de vie minimaliste ? Il semblerait que la modération soit l’une des clés essentielles d’un bonheur… à saisir sans plus attendre. 

1- Adoptez un mode de vie minimaliste, et sentez-vous libre avec l’essentiel et rien d’autre

Insatisfait, déprimé, voire malheureux, c’était l’état d’esprit de Fumio Sasaki juste avant qu’il ne décide de changer de vie. Cet ancien collectionneur, aujourd’hui minimaliste converti, témoigne dans son livre l’essentiel et rien d’autre, du chemin parcouru à travers un mode de vie minimaliste.

Un désencombrement bénéfique

Il se compare à ses débuts à « un vieil ordinateur qui rame », « submergé par l’information ». Toujours fatigué, démotivé par la moindre tâche à accomplir, il réalise vivre avec plus d’affaires que nécessaire. Assez vite, il démarre un processus de désencombrement qui va transformer sa vie. 

Pour autant, l’exercice n’est pas facile. En grand sentimental, Sasaki ne se sépare pas de ses biens matériels en un jour. Il procède par étape, à son rythme. D’ailleurs, dans son livre, il partage avec vous 55 conseils utiles pour y arriver. 

Les bienfaits sont nombreux, et c’est surtout de ça dont il veut parler. Son appartement devenu fonctionnel, épuré et lumineux, il prend plaisir à y vivre, et même à l’entretenir. Une grande première ! Mais ce n’est pas tout. Non seulement son quotidien est agréable, mais son humeur est métamorphosée.

Une véritable renaissance

En effet, au moment de sa transformation, Sasaki à 35 ans, est célibataire et vit dans un petit appartement. À ce moment-là, il explique être rongé par un lourd sentiment d’échec. Il ne cesse de se comparer aux autres. Se considère comme un bon à rien. Reste persuadé qu’avec un revenu modeste, il ne peut pas être heureux, avoir une femme sublime, des enfants, une voiture à la mode ou un appartement luxueux. 

Grâce au minimalisme, il assure s’être libéré des fausses croyances populaires. Fort de cette renaissance, il invite chacun à repenser son mode de vie, à tracer sa propre route, avec le nécessaire et rien d’autre pour, semble-t-il, devenir plus heureux que jamais. 


« D’après mon expérience, je pense que se dépouiller de ses affaires est bien davantage qu’un simple exercice de tri : cela permet de réfléchir à ce qu’est le vrai bonheur. » Fumio Sasaki

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femme japonaise près d'une fenêtre assise au sol devant une table et écrivant

2- Osez vivre heureux dans un petit espace

Après vous être séparé d’une grande partie de vos affaires, vous réfléchissez à déménager ? Lisez : vivre heureux dans un petit espace. À l’instar de Fumio Sasaki, Dominique Loreau vit au Japon depuis de nombreuses années dans quelques mètres carrés, et explique les nombreux avantages de ce style de vie.

La grandeur rend-elle plus heureux ?

De plus en plus de citoyens sautent le pas chaque année. La preuve en est, l’engouement pour les tiny houses explose. Les raisons sont multiples, et l’une d’elles est qu’il n’a jamais été aussi difficile d’accéder à la propriété qu’aujourd’hui. 

Devenir propriétaire d’une grande maison est une contrainte économique énorme : lourd crédit sur plusieurs années, travaux d’entretien, embellissement, système antivol, caméra de surveillance. D’après Dominique Loreau, la question est très claire : « Votre toit, vous apporte t-il de l’énergie ou vous en vole-t-il ? » ; « La grandeur rend-elle plus heureux ? ».

Convaincue qu’une petite surface de vie est la clé d’une vie zen, propice à la détente et à la rêverie, l’auteure livre sa vision des choses : « Notre maison devrait nous apporter du repos physique et mental afin de pouvoir en dehors du travail profiter des plaisirs de l’existence ». Mettant en doute l’attrait pour la société moderne : « Le consumérisme avec sa folie des grandeurs nous éloigne de la sagesse et de la modération. {…} Nous invite à nous enrichir matériellement plutôt qu’ intérieurement ».

Les avantages des petites surfaces

Selon Loreau, les petites habitations seront le premier choix des futures générations. Chapitre après chapitre, elle cite les nombreux avantages que ces minies maisons comportent :

  •  moins de soucis, 
  •  plus de légèreté, 
  •  plus de temps libre, 
  •  plus de vitalité, 
  •  moins de frais, 
  •  moins de temps à faire le ménage,
  •  etc. 

Et, rassurez-vous, il en existe pour tous les goûts :

  •  yourte,
  •  tiny house,
  •  appartement, 
  •  studio, 
  •  cabane au fond des bois, 
  •  mini cottage
  •  etc. 

En somme, un petit chez soi n’aurait rien à envier aux grandes demeures, puisqu’il offre plus de commodités et moins de tracas. Plus de liberté, d’intimité, et tout autant de confort. Rien, donc, ne vaudrait mieux qu’un petit nid à soi où se ressourcer. À méditer !

📖 Cliquez ici pour vvivre heureux dans un plus petit espace. 

quelques aliments en décomposition sur un fond rose pour illustrer le zéro déchets

3- Embrassez le Zéro Déchet, et devenez un minimaliste respectueux de l’environnement

Béa Johnson est une Française qui a vécu le rêve américain à la Desperate Housewives avec son mari Scott et leurs deux enfants. Installée dans une banlieue dortoir de San Francisco, la famille s’offre une vie taille XXL avant de prendre conscience de vivre dans l’excès.

Il suffit d’un déclic

Esclave de leur immense maison, et du jardin à entretenir, Béa songe à une nouvelle vie en centre-ville. Elle imagine ses fils allant à l’école à vélo, tandis qu’elle ne serait plus obligée de prendre sa voiture tous les jours pour aller acheter du pain. 

En attendant de trouver une habitation (plus modeste cette fois), la famille Johnson s’installe en appartement et savoure chaque instant. Leurs affaires, stockées en garde-meuble, n’occupent plus leurs esprits. Béa et Scott prennent le temps de regarder des documentaires sur l’environnement et sont horrifiés de l’impact des déchets plastiques dans le monde.

Le passage à l’action

En imaginant le futur qu’elle va léguer à ses enfants, Béa s’engage dans un mode de vie minimaliste. Son but ? Ne plus générer de déchets plastiques. Elle partage ses expériences à travers son blog : c’est la naissance du mouvement mondial à succès le « zéro déchet ». 

Chaque année depuis 2008, elle se félicite de ne générer qu’un bocal de déchets par an pour une famille de quatre ! À travers son ouvrage, elle livre toutes ses astuces pour y parvenir, témoigne de ses erreurs de parcours, offre des solutions pratiques pour appliquer cette philosophie dans chaque sphère de votre vie. 

Suivez tous ses conseils et vous deviendrez un minimaliste respectueux de l’environnement. Votre vie ne rimera plus avec « Avoir », mais prendra tout son sens avec « Être ».

Par ici, pour vous procurer le livre de Béa Johnson. 

4- Cheminez vers la sobriété heureuse grâce à la simplicité volontaire

Impossible de parler d’un mode de vie minimaliste sans évoquer Pierre Rabhi. Philosophe, paysan, pionnier de l’agro-écologie, il a passé toute sa vie avec sa famille à pratiquer ce qu’il a nommé : la sobriété heureuse.

Réduire intentionnellement sa consommation

À ne pas confondre avec la pauvreté. Pierre Rabhi décrit la sobriété comme une alternative réaliste face à la société moderne et surconsommatrice dans laquelle nous baignons.

Triste de constater qu’aujourd’hui, tout est fait pour que nos désirs l’emportent sur nos vrais besoins, il propose dans son ouvrage de retourner à l’essentiel en adoptant la simplicité volontaire. 

Réduire intentionnellement sa consommation serait un acte libérateur, et une forme de résistance déclarée. Comme Gandhi et Béa Johnson, il rappelle combien le boycott est important, puisqu’acheter revient à voter pour ce à quoi l’on croit. 

Dans un monde où misère et surabondance cohabitent, vivre de manière frugale serait un bon moyen ne pas rendre invivable la vie des futures générations. L’objectif du livre ? Remettre l’humain, plutôt que l’économie, au centre des priorités. 

Vivre en harmonie avec l’environnement

D’après Rabhi, l’homme se montre inintelligent. En détruisant la planète, il s’aliène et se condamne lui-même. Or, la vie est intelligente. Plutôt que de nuire, en travaillant pour la vie, en harmonie avec elle, l’homme s’épanouit de manière tranquille et heureuse. 

À commencer par des actions concrètes, facilement réalisables par tous, comme le compostage : « Nous travaillons et jetons 40 % des achats que nous faisons à la poubelle et dans les décharges publiques. Pourquoi ne pas travailler autrement, se contenter de moins et avoir un espace de jubilation en lien avec la nature et les autres ? ».

Vivre une vie simple, modérée, loin du gaspillage, voilà qui permettrait une juste répartition des ressources de la planète entre les êtres vivants. Fonder une nouvelle humanité, plus humaniste, où on apprend aux jeunes à devenir des humains solidaires plutôt que compétitifs. Sortir des boîtes dans lesquelles on s’enferme depuis notre naissance jusqu’à notre mort. 

Vous l’aurez compris après l’avoir lu, vers la sobriété heureuse n’est rien d’autre qu’un rappel à l’amour, à l’unité et au bon sens. Une invitation à vivre avec sagesse.

photographie d'une personne avec une veste en jean et un énorme bouquet de fleur à la place de sa chevelure

5- Choisissez d’ouvrir l’espace

Dans son livre ouvrir l’espace, une philosophie du minimalisme, Nolwenn Pétoin traite du sujet du minimalisme comme une véritable quête intérieure

Cette professeure de philosophie qui exerce en Nouvelle-Aquitaine, est imprégnée par la pensée orientale zen d’un côté, et les philosophes classiques occidentaux de l’autre. Elle rejoint les auteurs cités précédemment lorsqu’elle pose cette question : « Comment posséder moins peut nous faire exister plus ? ».

La notion d’encombrement

Elle tente d’élucider la notion d’encombrement qu’elle décrit comme « une asphyxie existentielle ». Un encombrement qui prend tant de place à l’intérieur de nous, qu’il empêche l’énergie vitale d’y circuler librement. 

Se désencombrer de ce qui n’est pas nécessaire (d’un point de vue matériel comme énergétique), permettrait de nous rendre plus disponibles à recevoir la vie sous toutes ses formes. À l’aimer, et en prendre soin.

La notion du désir

Comme Pierre Rabhi, Nolwenn Pétoin pense que le minimalisme est un moyen d’aller à l’encontre « du modèle moderne proposé par la société de surconsommation», et se penche sur la notion du désir. 

Nous serions tous pris dans le piège des désirs insatisfaits et de plus en plus nombreux. Elle écrit qu’il serait intéressant de chercher à en comprendre l’origine. Et, de réaliser que ce que nous recherchons tous en réalité, c’est à combler un vide intérieur. Avec l’espoir de retrouver cette plénitude infinie d’où nous venons.

L’égarement de l’aspirant minimaliste

Il existe aussi, l’égarement. Certains s’y trouvent confrontés dans cette quête intérieure vers plus d’espace et de liberté. C’est ce qui arrive quand le chemin est semé de privations et de souffrances. L’auteure rappelle que le minimalisme n’a rien à voir avec une vie rude et austère. En cherchant à se détacher, il faut veiller à ne pas s’enfermer, mais à s’ouvrir au contraire. 

 

Autrement dit : vivre caché dans sa grotte ou au sommet d’une montagne en espérant vivre cette philosophie de vie tranquillement n’est pas une solution… Même si cela semble confortable. 

L’homme étant un animal sociable, il serait dommage de s’enfermer dans la solitude quand le minimalisme est un excellent moyen pour l’humanité de renforcer les liens et de partager avec les autres.

Combler l’espace ouvert

Finalement, une fois le travail de désencombrement effectué, cette discipline ne vous laissera pas dans le vide et l’ennui. Vous aurez à combler l’espace ouvert : 

  • En étant pleinement vous-même,
  • En restant disponible pour recevoir, 
  • Sans mépriser ou rejeter tout ce qui vous entoure,
  • En sélectionnant les choses, et en les aimant.

À travers un aperçu de ces 5 livres inspirants, vous l’aurez compris, différentes voies peuvent vous conduire à oser un mode de vie minimaliste. Quelles que soient les motivations qui vous y encouragent, tous les chemins sont bons pour tenter de vivre une incroyable transformation. Partagez lequel de ces livres vous a donné envie de rejoindre l’aventure ! Nous serons heureux de vous lire dans les commentaires.

✍️ Article écrit par Amandine, pour Elles me parlent

Sources :

  • L’essentiel et rien d’autre, Fumio Sasaki
  • Vivre heureux dans un petit espace, Dominique Loreau
  • Zéro Déchet, Béa Johnson
  • Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi
  • ​​www.les-philosophes.fr/philosophie-de-l-espace/ouvrir-l-espace.